Table
| PREMIÈRE PARTIE | |
| I | —UN COIN D'ANGLETERRE RUE DE POMEREU |
| II | —UNE RENCONTRE |
| III | —JULES DE MALIGNY |
| IV | —COMMENCEMENT D'IDYLLE |
| V | —LES NAÏVETÉS D'UN JEUNE ROUÉ |
| VI | —LES NAÏVETÉS D'UN JEUNE ROUÉ (Suite) |
| DEUXIÈME PARTIE | |
| I | —SIX MOIS APRES |
| II | —LA DIPLOMATIE DE JACK CORBIN |
| III | —HILDA JALOUSE |
| IV | —DÉSILLUSIONS |
| V | —LA VRAIE RIVALE |
| VI | —LE DÉNOUEMENT |
| VII | —PURPUREOS SPARGAM FLORES... |
Tous les amateurs de chevaux, qui pratiquaient ce noble sport il y atrente ans et qui lui demeurent fidèles en dépit de l'automobile, serappellent, avec un regret jamais consolé, M. Robert Campbell, BobCampbell, l'importateur breveté des poneys du pays de Galles, le rivaldes Bartlett et des Hensman, le gros Bob, enfin. Il fallait le voirdescendre les Champs-Elysées, dans son tonneau, avec son rouge visage,rasé de près, où luisaient des yeux d'un bleu si clair. La bête qu'ilmenait—rarement la même—était toujours un petit animal, bâti enhercule, qui mesurait un mètre trente-deux, trente-cinq—«treizemains», disait-il dans son français traduit de l'anglais,—et elleallait, elle allait, dévorant l'espace de ses membres courts... Le grosBob était vêtu, hiver comme été, d'un complet coupé dans une de cesétoffes rudes qui sentent la tourbière, que l'on appelle Harris, àcause des îles où elles sont tissées. Il fumait une courte pipe en boisde bruyère. Quoiqu'il fût devenu, de par son métier, un des figurants dutout Paris élégant, il semblait échappé d'une lithographie du Punch,avec son haut chapeau d'un drap noir ou