

LE DISCOURS DE M. ARISTIDE BRIAND A SAINT-ETIENNE
D'après un instantané.--Voir l'article, page 538.
L'échéance du 31 décembre étant une des plus importantes de l'année,nous insistons de nouveau très vivement auprès de ceux de nos lecteursdont l'abonnement expire à cette date, et qui ne l'ont pas encorerenouvelé, pour qu'ils veuillent bien nous adresser, dans le plus brefdélai, leur souscription pour 1914; ils éviteront ainsi tout retard dansla réception des prochains numéros.
Une grande solennité musicale se prépare pour le Ier janvier 1914:Parsifal, le chef-d'oeuvre de Richard Wagner, que Bayreuth s'étaitjusqu'à présent jalousement réservé, sera représenté, dans notre langue,en même temps à Paris et à Bruxelles, à l'Opéra et à la Monnaie.
Nous croyons que tous nos lecteurs--et non pas seulement ceux quiassisteront aux premières représentations françaises de Parsifal--noussauront gré de leur offrir, dans le prochain numéro de La PetiteIllustration, une traduction inédite, à la fois respectueuse et claire,du poème de Wagner, plus célèbre que connu du grand public.
A la liste des pièces nouvelles dont nous avons déjà annoncé lapublication, nous sommes heureux d'ajouter La Belle Aventure de MM.Gaston de Caillavet, Robert de Flers et Etienne Rey, qui vientd'obtenir au Vaudeville un immense succès.
M. Jules Claretie a commencé la semaine dernière la publication de sesMémoires. Voilà bien longtemps, heureusement pour lui--et pournous--qu'on les attendait, avec une impatience qui n'était adoucie etentretenue, au cours des années, que par cette idée, si savoureuse etremontante, qu'à chaque incident agréable ou difficile de la longue etbelle carrière de l'administrateur de la Comédie-Française, ilss'augmentaient, s'enrichissaient, se paraient de mille anecdotesinédites, de traits piquants rajoutés, d'aperçus nouveaux. Ainsi, nonseulement on se réjouissait des joies si nombreuses et des honneurs simérités qui advenaient à M. Claretie, mais par une espèce d'égoïsme,hélas! très humain et irraisonné, on n'était pas trop fâché non plusquand un petit nuage obscurcissait--pour quelques heures--la sérénité deson azur, parce qu'on savait d'abord qu'il avait l'habitude et lesmoyens de la victoire, et ensuite que l'on se disait: «Oh! Oh! Voilà dubon sur la planche, pour plus tard, quand ils seront publiés!» Donc,plus la date de leur mise au jour fuyait, se reculait, plus nous enétions, d'une certaine façon, assez contents tout de même puisque,malgré l'épreuve imposée, nous savions tous que nous n'y perdrions pas,que nous aurions double plaisir, double profit. Ce moment est enfinvenu. Aujourd'hui les Mémoires paraissent.
On peut affirmer à l'avance et à coup sûr qu'ils seront ce qu'on atoujours espéré de leur auteur et qu'ils auront un succès considérable.Nul n'était doué, plus que lui, pour les écrire, avec la conscience etla certitude qu'en le faisant il accomplissait une mission, à laquelleil n'avait pas le droit de se dérober. Il s